Valls : après avoir annoncé son soutien à Macron, il offre ses services à… Fillon

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Ce mardi 28 mars, Manuel Valls avait annoncé qu’il voterait pour le candidat d’En Marche Emmanuel Macron. Une décision qui n’avait pas manqué de faire sursauter Benoît Hamon et l’ensemble de la classe politique puisqu’en principe, suite à une primaire, les perdants du parti sont supposés se rallier au vainqueur selon les termes de cette déclaration d’engagement bel et bien signée par Valls.

Le document, authentique, tourne en boucle sur les réseaux sociaux. Surfant sur les peurs suscitées par le Front national, le grand perdant de la primaire de la gauche s’est justifié en arguant que « ce n’est pas un ralliement, c’est le choix de la raison » dans la mesure où il ne faut prendre « aucun risque » face à Marine Le Pen.

En réaction à ce soutien impromptu, Emmanuel Macron a remercié à demi-mot le l’ancien associé de François Hollande, en insistant tout de même sur « le renouvellement des visages » ainsi que des « méthodes », quand bien même ses soutiens sont une véritable compilation des vieux visages de la classe politique.

L’ancien conseiller de Hollande y est ensuite allé de sa petite analyse. « Je pense que ça traduit ce que j’avais indiqué il y a plusieurs mois, c’est à dire que les primaires n’étaient pas en situation de regrouper l’ensemble de la gauche. Et cela traduit le fait que les sociaux-démocrates et les femmes et les hommes de gauche responsables sont prêts à s’inscrire dans une démarche qui est la mienne ».

Ce choix politique avait été anticipé dès dimanche par Benoît Hamon, pour qui un tel ralliement s’apparente à une « mise à mort » et à un « une sorte de feuilleton destiné à (l)’affaiblir ».

Le lendemain, Manuel Valls a continué dans cette voie d’ouverture en se disant prêt à « chercher et trouver des compromis » avec François Fillon s’il en venait à remporter la présidentielle. Selon l’ancien Premier ministre du président de la République, « il faut assumer la responsabilité d’aider le prochain Président de l’arc républicain. En premier lieu Emmanuel Macron, bien sûr, dès avant le premier tour. Même si François Fillon sortait vainqueur de ce combat, il faudrait aussi chercher des compromis avec la droite parlementaire ». Il ajoute qu’il faut « en finir avec les dogmes » et « ne plus s’enfermer dans les postures figées, politiciennes, repliées sur elles-mêmes », discours proche de celui d’Emmanuel Macron dans sa manière d’appréhender la politique.

Hamon a réagi sur France Info sur le fait que « Manuel Valls conçoit des compromis avec François Fillon et pas avec Benoît Hamon », ce qui d’après lui « en dit long ».

Quant à François Fillon, qui a « toujours entretenu un dialogue constructif avec Manuel Valls », il n’écarte pas l’hypothèse d’accepter cette main tendue.

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